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29/06/2009

Ils appellent ça la Culture

Les fanicos d’Abidjan (des gens qui viennent laver des habits dans un cours d’eau au bord de l’autoroute du nord) qui doivent être déguerpis pour prévenir les inondations catastrophiques à Abidjan sont défendus par certaines autorités comme étant une richesse du patrimoine culturelle de la Cote d’Ivoire. fanicos.jpgMoi j’y vois plutôt une expression de la pauvreté avec tous les risques de santé publique et de destruction de l’environnement que cela véhicule.

Les sapeurs des deux Congo, voleurs ou débrouillards qui mettent tout leur gain (faible revenu) dans des habits de valeur, qu’ils brûlent fièrement lors des manifestations pour montrer que c’est bien à eux et qu’ils ne l’ont pas emprunté sont appelés richesse culturelle de la région. Que de créer des activités porteuses de revenus, ils se perdent dans ce qui n’a pas de valeur. sapeur.jpgParfois le type n’a pas à manger, dort sur une natte et… Tiens cela me fait penser à une autre connerie au bord de la lagune ebrié qu’on appelle boucantier.

Les n’importe quoi culturelles !!!!!!!!

08/05/2009

Et si le look sexy déshabillé était culturel en Afrique?

Je reconnais faire partie des personnes qui se plaignent et qui sont choquées par des look sexy déshabillés des femmes d’Abidjan (c’est pas spécifiques à Abidjan, je sais). Ces habits transparents ou ce haut de string que l’on laisse volontairement transparaître. Hier après midi, je suis tombé sur une photo d’Abidjantv qui montre le dispositif de réception du président Bédié dans une ville de l’intérieur. On y voit 2 jeunes filles de la série 9 (née dans les années 90) aux seins encore consistants, habillées à minima, juste le nécessaire pour couvrir la vulve et le sillon inter fessier. On croirait les représentations d’Eve dans le jardin d’Eden. 

sexy-bedie.JPG

Cela m’a fait penser à une autre photo de Khorogo au début du 20e siècle où les femmes s’habillaient de la même façon. Je me suis alors dit finalement les filles d’Abidjan ne font pas pire que ce que nous faisons dans nos coutumes.

Notre propre culture vante la beauté à travers le nu. Quelle reproche faire alors à des filles qui font l’effort de se couvrir entièrement en y ajoutant juste une fente qui démarre à la racine des cuisses ou ce corset qui ne te montre que le haut du sein et presque le mamelon, sans une vu globale de la matière? Ne serait ce pas nous les hommes de la ville qui avons perdu les habitudes et qui avons besoin de revenir à nos traditions ? Ou peut être que ces jeunes dames font l’effort de nous redonner, dans les limites de la culture citadine qui exige l’habillement, la possibilité d’évaluer entièrement « la marchandise » en live comme au « bon vieux temps » ? Un débat sur la question s’impose ?

sexy-bedie1.JPG