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16/06/2012

Sassou nguesso agrandit son business privé d’élevage

On savait depuis longtemps que le président congolais entretenait dans sa ville natale d’Oyo une ferme et des plantations. La télévision nationale nous a appris cette semaine que l’éleveur-président a fait venir du Brésil 1263 bovins et 10 chevaux (j’imagine un marché de rêve pour l’entreprise brésilienne qui a décroché la commande).

SassouDansSonranch.jpgOn a pu suivre le ministre congolais de l’agriculture réceptionner le coli de son boss au port de Pointe-Noire et expliquer aux journalistes présents que le Brésil a été choisi pour sa proximité environnementale avec le Congo, contrairement à l’Afrique de l’ouest (où l’importation aurait été moins onéreuse). On a compris son insistance à préciser que le cheptel est privé. On a aussi vu l’éleveur président en compagnie de son entourage admirer le débarquement de son troupeau à la gare ferroviaire de Brazzaville avant le départ pour Oyo.

Loin de toute polémique sur la gestion de Sassou et sa bande, j’ai souhaité au fond de mon cœur que d’autres politiciens suivent l’exemple. Le congolais lambda mange essentiellement de la viande congelé. On peut corriger cela. Le réseau routier s’est largement développé par rapport à 2000. Il est dommage que nous ne puissions pas en profiter pour augmenter nos productions alimentaires avec l’assurance de les transporter plus facilement vers les centres de consommation. Ailleurs, on aurait déjà eu d’énormes plantations entre Dolisie et Pointe-Noire.  

27/04/2009

Congo: Tot ou tard, on saura la verité

Ça ressemble à une plaisanterie, mais avec les dirigeants que nous avons au Congo, il vaut mieux le prendre au sérieux. Le vice président d’Agrisa (Agriculture South Africa) a dit à l’agence Reuters que le Congo avait offert 10 millions d’hectares à l’Afrique du sud pour y développer l’agriculture. Le gouvernement congolais s’est ensuite empressé de démentir ces propos, en précisant qu’un accord d’intention avait été signé entre les parties, mais cet accord ne parlait pas superficie.

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Ces deux versions montrent au moins qu’il y’a eu contact. Alors qu’est ce qui peut pousser cette haute autorité sud africaine à tenir de tels propos ? Lorsqu’on sait que cette superficie représente environ le tiers de la superficie du pays, l’on se demande comment cela est possible. Même lorsqu’on méprise son peuple et son pays, comment imaginer un tel deal ? Il y’a eu un accord d’intention, il y’aura forcement une suite, et l’on saura la vérité.

Lissouba en son temps avait un projet similaire pour privatiser la région du Niari, mais il était présenté autrement, au point que certains ont cru que le paradis débarquait chez eux. A quoi sert une agriculture lorsqu’il y’a pas de routes?
Savez vous combien de tonnes de produits agricoles pourrissent dans les villages ?
A quoi sert il de parler de grandes industries d’élevage à des investisseurs étrangers lorsque depuis 10 ans les congolais vivent sans électricité à coté du 2e fleuve le plus puissant au monde, en plein milieu de l’équateur (soleil à gogo) ?

Dans tout ça je ne donne pas la faute aux dirigeants congolais, mais au peuple qui les supporte ou qui les vote. Il n’a que ce qu’il a désiré ou laissé faire. Ça fait pitié !