04/12/2008
Politiques et moyens
Lorsqu’on a pas les moyens de sa politique, on fait la politique de ses moyens. Ce sera peut être plus lent et compliqué, mais ça évite d’abandonner le projet et de croiser les bras. De plus, qui sait ce qui se passera devant.
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21/11/2008
Bientôt la chasse aux sorcières
J’entends de plus en plus le son muet d’un murmure des organes de presse. Il y’a quelques jours, c’était un post de M kebe Yacouba sur l’atelier des medias dans lequel il parlait des nouvelles technologies de l’information qui menacent la presse africaine. La semaine passée, c’est à l’intérieur d’un journal que j’ai vu une bannière incitant à acheter des journaux et ne pas les lire en commun. Aujourd’hui, c’est à la une que j’ai vu cette même bannière.
Cela me fait dire que notre presse écrite doit avoir des soucis de vente, comme ceux qui ont provoqué des grèves dans certaines rédactions françaises en milieu d’année. En dehors, du fait que les citoyens se passent les journaux, il y’a également notre rôle à nous les bloggeurs et webmasters.
Je m’adresse surtout aux webmasters. Beaucoup de nos sites reproduisent les articles des journaux locaux. D’abidjan.net à Atoo.ci, en passant par lefromager.net ou Okibat.com, nous utilisons régulièrement leurs articles. Ce qui fait que celui qui arrive dans son bureau est sûr de retrouver au moins un article de la presse locale sur le sujet phare du jour, en visitant nos sites web.
Bientôt les responsables des journaux risquent de se reporter sur nous comme boucs émissaires de leurs problèmes. Or d’un autre coté ils n’ont pas encore su eux même s’adapter et s’approprier le net à leur avantage.
En réalité, les webmasters sont juste une ombre du problème, parce que même s’ils arrêtent de reproduire les articles de la presse locale. Les informations arriveront tout de même sur internet à la vitesse de l’éclair. Il y’a une communauté naissante mais déjà dynamique de bloggeurs qui rapporteront ce qu’ils ont vu de leurs yeux ou à la télé. Je me souviens que pendant les émeutes en Birmanie, ce sont les bloggeurs qui ont fait l’info à la place des médias officiels trop contrôlés. Pendant les manifestations en Thaïlande, certains bloggeurs ont fait du direct filmé sur internet.
Je passe mes journées devant un ordinateur, pourtant à partir de mon téléphone et internet, je sais presque qu’en permanence ce qui se passe dans la ville et dans le monde, avant la publication des journaux le lendemain.
Le vrai problème de la presse locale n’est donc pas aviso.ci ou educarriere.net, bien vrai que je nous encourage à arrêter de reproduire leurs articles. En tout cas, sur Okibat.com, nous travaillons à réduire cette consommation et à en produire nous même de plus en plus.
Le vrai problème de notre presse locale est internet. Il faut qu’elle réfléchisse déjà sur comment le retourner à son avantage. Elle doit peut être chercher déjà à s’inspirer de comment est ce que les autres en occident ont abordé le problème.
Les bloggeurs en général écrivent pour commenter l’actualité, pour s’exprimer. Nous les éditeurs de site internet nous devons nous préparer soit à engager des journalistes pour nous produire du contenu sur le terrain, soit à faire des résumés des infos tirées ici et là. De toute façon, je pense qu’on doit prendre nos dispositions avant que l’on nous confonde avec le réel problème de la presse locale en plus certainement de nombreux autres qu’elle doit avoir. La réflexion est ouverte. Merci
Par Euclide Okolou
www.okibat.com
15:04 Publié dans Penser tout haut | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : titrologie, presse africaine, webmasters
11/11/2008
La nature du monde
Le monde en général traite seulement avec les vainqueurs, ceux qui ont surpassés les obstacles et acquis le succès. Ne lui en voulez pas, c'est sa nature. Il ne vous aide à monter que lorsque vous avez déjà fait un bout de chemin, qui peut paraitre tellement grand pour vous au vu des sacrifices que vous avez du faire. Quelque part, il a raison parce qu'avant de vous voir à ce stade rien ne prouve que vous avez la ténacité d'un champion, l'étoffe d'un conquérant.
Ce que par contre il fera facilement pour vous, c'est de vous aider à tomber si vous le contrariez. Ce qu'il faut faire lorsqu'on a un avis contraire au monde, c'est de travailler à changer sa mentalité, le conduire à penser comme vous. Ce qui en soi, est un grand combat qui n'est pas gagné d'avance.
15:47 Publié dans Penser tout haut | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : perseverer, reussir, champion, monde
15/10/2008
Vaincre la pauvreté
Les médecins africains particulièrement ivoiriens, sont certainement ceux qui la voient de près. Des gens qui meurent parce que la famille n’a plus de quoi payer un médicament de 3 000 FCFA. Le père de l’enfant est allé chercher depuis des heures, derrière la maladie a triomphé du petit.

Un mal banal est négligé, parce qu’il n’y a pas de quoi le traiter. Puis il s’aggrave et devient incontrôlable.
Elle vit au milieu de nous, en certains d’entre nous. Nuisible et tellement quotidien qu’on ne fait souvent plus attention. Dominatrice et imposante, alors qu’elle est contournable. Oui, elle n’a de réel pouvoir que ce que nous lui donnons. Il est certainement dur de la chasser, particulièrement lorsqu’on est au fond du puit, mais comme le diable, elle recule devant un homme résolu. C’est pour cela que je dis que la première victoire sur la pauvreté commence dans la tête. Il suffit que je dise comme Yvan Castanou « Maintenant ça suffit, il faut que ça change ! ».
Cela me conduira certainement à des sacrifices en terme de travail et de privation, à une meilleure organisation de mon temps, mais ma victoire et ses effets seront ma récompense.

Lorsqu’on se fixe avec détermination l’objectif d’ « entreprendre à tout prix » (1e slogan du site www.okibat.com), elle panique.
Lorsqu’on décide de réussir à tout prix, elle recule.
Quand mon combat devient : « Réussir et changer mon environnement », elle disparaît.
La prise de conscience d’un seul homme peut changer la situation, une prise de conscience collective accélère les choses. Pour ma part, je suis engagé dans la guerre, et vous ?
NB : Je pense qu’un combat mené dans la dignité, avec une bonne conscience rend agréable le ciel d’où vient la pluie qui arrose nos semences.
Inscrivez vous à www.okibat.net , le jeu de simulation boursière calqué sur la bourse africaine de l'Uemoa
15:35 Publié dans Penser tout haut | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : pauvreté, bogday, okibat, richman, cote d'ivoire



