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20/04/2014

Je reviens timidement sur le web

Quand j’ai décidé de quitter la Cote d’ivoire pendant la crise politico-militaire de 2011, je suis rentré dans mon Congo natal avec un projet de site d’informations générales dénommé congoland.com. J’avais démarré la création du site à Abidjan et Cotonou, mais la finition au Congo était pénible. La connexion internet était trop lente et trop chère. De plus on reprenait toute la vie à zéro dans le pays des délestages d’eau et d’électricité, dans une maison non meublée et une famille à encourager….Merci seigneur pour l’épouse que tu m’as donné !!

 En 2013, j’ai relancé le projet sous le nom de congoland.net. Au moment de le mettre en ligne, mon recrutement par l’armée devient effectif. Eh oui ! Le blogueur dans l’âme est désormais tenu au devoir de réserve (loll). Au sortir de la formation militaire, je rencontre Rehoboth Morandzambe, un jeune homme motivé en qui j’ai vu la continuité du projet en attendant de trouver des partenaires financiers pour le pousser plus haut. Le site a redémarré en février avec des articles qui ont suscité des débats sur les réseaux sociaux et dans les maisons.

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 En participant à une réunion avec quelques responsables d’hôpitaux à Pointe-Noire, j’ai réalisé les failles de communication dans le système de santé congolais. J’ai enchainé des nuits blanches pour mettre en ligne le 1e avril 2014 le site 242sante.com. J’avoue que ça a été un coup de tête. Entre l’idée et la mise en ligne, il s’est écoulé moins d’une semaine. Jusqu’à ce jour, il n’a pas de business plan, je dépense sans compter pour son entretien et pour monter progressivement une équipe de correspondants qui permettra de couvrir tout le pays. Ce qui naturellement porte préjudice à Congoland.net

 Cela m’a permit d’être plus régulier sur le net. Je réfléchis sur comment utiliser ce temps de connexion pour relancer club croissances, le club d’investissement en bourse que j’avais fondé en avril 2009 avec quelques associés. Bien que largement bénéficiaire à ce jour, mon bébé est resté passif depuis que j’ai quitté Abidjan.

 Par contre, il y’a l’aspect imprévisible de mon nouveau statut qui m’inquiète parfois. Dans quelle ville ou pays exercerai je dans 6 mois ? Aurai-je la volonté de revenir au Congo si j’avais l’occasion de sortir pour un autre long séjour à l’étranger ? C’est énervant de ne pas avoir de réponses à ces deux questions.

10:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)