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30/09/2012

Verone Mankou, le steve Jobs congolais ?

Vendredi soir, après le journal televisé de télé congo, juste au moment où je m’appretais à changer de chaine pour ne pas vivre un autre moment de propagande gouvernementale, j’entends que l’invité de l’émission « le chemin d’avenir » est Verone Mankou. Ayant déjà lu ce nom sur internet, j’ai attendu pour voir à quoi ressemblait le type. J’ai fini par suivre toute l’émission étant admiratif devant le parcours de ce jeune homme de 26 ans. Il m’a fait repenser aux histoires des débuts de Google ou Yahoo, mais cette fois ci au Congo, à coté de chez moi.

images (1).jpgC’est l’histoire d’un jeune entrepreneur, passionné des ntic, qui déjà en 3e aidait les étudiants en année de Bts informatique à préparer leur examen. Un natif de Pointe-Noire, qui a touché son 1e million à 17 ans pour avoir créé un site web pour le Cfco, puis 10 millions à 20 ans pour avoir vendu à un « prix naif » une application web à une entreprise occidentale. Un congolais qui sans le savoir, avec peu de moyens, travaillait au même moment que Steve Jobs à la conception d’une tablette tactile. Le sien a été rejeté pour quelques manquements quelques semaines avant qu’Apple présente l’Ipad. Ce qui certainement l’a inspiré pour finaliser son travail. Un africain qui avec sa société Vmk mettra bientôt sur le marché un smartphone appelé « elikia ».

Je suis fier de ce garçon. Peu importe ce qu’on en dit d’autres : plagiat, proche du pouvoir, pion d’un enfant Sassou et du ministre Adada, ou je ne sais quoi d’autres. Tout ce que je retiens : Il travaille, on en voit les résultats et il avance. Le Congo et l’afrique ont besoin de ce genre de modèle, des gens qui font avancer les choses. Je dirai la même chose de Sassou s’il venait à faire de son ranch une véritable industrie qui nourrit les congolais à moindre cout. Car au point où nous en sommes, nous avons d’abord besoin de producteurs de résultats positifs. La distinction du style made in Congo suivra naturellement.

D’ici à la fin de l’année, je finirai par me prendre son smartphone Elikia par solidarité. Et je vous encourage à faire de même. Je me réjouis de ce que notre ministre des Ntics l’ait engagé comme conseiller sans tenir compte de son âge. A sa place j’aurai fait autant.

25/09/2012

Promouvoir la diversité d’opinions et l’excellence par le web au Congo Brazzaville

Lorsque je résidais à l’étranger, je visitais régulièrement Congo-site.com pour m’informer sur le Congo. Je suis conscient que ce site web gouvernemental, tout comme la télévision d’état donne l’information officielle sur un fond de propagande. Quand l’intellectuel que je suis, veut écouter une autre opinion sur un sujet donné, il se retrouve sur des sites où le débat semble personnalisé avec des versions de l’actualité qui ressemblent parfois à des hallucinations au point d’enlever toute crédibilité au dit site. Cela se ressent également devant les unes des journaux locaux et c’est décourageant.

lib expression.jpgDans une démocratie, on doit trouver une diversité d’opinions sur un ton responsable. Cela me manque au Congo! Aussi, je pense que le pays a besoin de plusieurs sites web généralistes qui fassent parler tout le monde sans parti pris. Un site qui permettra à chacun de donner sa version de l’histoire. Un site web « qui rendra le peuple intelligent pour qu’il devienne souverain ». Ok ! Cette dernière phrase est utopique, l’idée est de tendre vers cet idéal.

Le défi sera de se battre à être neutre, faire parler tout le monde, promouvoir les initiatives de développement et les réussites, informer sur l’exécution des projets pour mettre la pression aux gouvernants et inciter à la bonne gouvernance.

Quand vous parcourez le web ouest africain, vous trouvez des sites qui tendent plus ou moins vers cet idéal. Il y’en a qui rapportent les articles des journaux de tous bords et d’autres qui produisent leur propre contenu en conduisant les lecteurs à s’interroger sur des questions d’actualité, à échanger avec d’autres.

C’est difficile d’être indépendant au Congo, un si petit pays. En pratique, un tel site web a besoin de moyens. Il lui faut le soutien d’investisseurs idéalistes qui encouragent la diversité d’opinions.

A qui profite le pont électronique entre Kinshasa et Brazzaville ?

Ces derniers jours, nous avons suivi sur tele congo des rencontres entre les responsables telecom des 2 Congos. Au début, on a parlé de la Rdc qui venait profiter de l’expérience congolaise, vu que Kinshasa avait raté le branchement à la fibre optique Wacs et doit donc attendre quelques temps encore. Puis on nous apprend qu’il y’aura un pont électronique entre Brazzaville et Kinshasa, pour faire profiter à cette métropole de plus de 5 millions d’habitants de la fibre optique du Congo Brazzaville. Les politiques l’ont salué comme un grand pas dans les relations entre les 2 Congos, en attendant le pont routier qui reliera les 2 capitales les plus proches au monde.

fibre_optique.jpgEn principe, la Rdc devrait elle-même se connecter directement à la fibre sous marine Wacs à partir de sa cote maritime. Je me demande si le volume d’échange de données disponible dans les câbles internet installés au Congo Brazzaville supportera également la consommation de la ville de Kinshasa qui à elle seule est plus peuplée que tout le Congo Brazzaville. Au bout de combien de temps, notre futur haut débit finira t-il par lâcher du fait de la surexploitation en partie kinoise? Qu’est ce que le Congo Brazzaville gagne dans l’établissement de ce pont ? A moins que ce soit un deal qui ne profite qu’à des individus et non à l’état ! Pour ma part, je ne vois pas l’intérêt de ce pont à partir du moment où la Rdc peut et a les moyens de se connecter directement à Wacs. C’est un encombrement inutile de notre réseau internet.

Ce serait bien que quelqu’un m’explique tout ça avec de vrais chiffres, sinon je pense que Moungalla et Sassou devraient plutôt s’atteler à étendre le réseau vers Makabana, Epena et Ouesso.

20:59 Publié dans Congo | Lien permanent | Commentaires (0)

09/09/2012

Le Congo est un pays chretien animiste

Officiellement, la population congolaise est en majorité chrétienne. En pratique j’en doute. Si par chrétien, l’on considère les gens qui pensent au Dieu de la bible lorsqu’elles prononcent le mot Dieu, là il y’a pas de problèmes. Mais si l’on doit prendre le mot chrétien selon sa valeur, c'est-à-dire quelqu’un qui travaille activement à obéir à la parole de Dieu, là on s’enfonce dans le ridicule.

Photo
En effet, la facilité avec laquelle celui qui vous parlait hier de sa vie de prière et de la grâce de Dieu, vous parlera le lendemain de son plan B (sa maitresse) est déconcertante. Tout comme l’est la facilité à honorer le sorcier en lui attribuant tous les problèmes qui surviennent. Toute maladie qui dure plus de 3 jours est très probablement un sort maléfique. La mort n’est presque jamais naturelle, même celle d’un vieillard de 80 ans. Le soulard reconnu de tous, qui en vient à boxer son chef sous l’effet de l’alcool est dit victime d’une machination nocturne de tel oncle. Au début, on est forcement étonné par le niveau intellectuel élevé de ceux qui participent à ces imaginations débordantes. L’autre problème est qu’il y’a toujours un marabout qui très souvent joue au prophète avec une bible en main, pour désigner l’auteur du malheur qui vous arrive. Combien de familles ou de liens d’amitiés sont aujourd’hui brisés par ces esprits de python ? Il y’a certainement des chrétiens au Congo, mais il y’a aussi beaucoup de « chrétiens animistes ». 1 jean 1.6-10 1. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. 2. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 3. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. 4. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 5. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous.

Congo-Brazzaville: Les chauffeurs de taxis font la loi

J’ai trouvé une nouveauté en rentrant au Congo-Brazzaville. Vous êtes dans un taxi que vous avez pris en course. Sur la route, il prend un autre client qui va plus ou moins dans la même direction que vous. Il peut remplir son véhicule de clients de cette façon. Et vous qui esperez vous reposer pendant le voyage, vous vous retrouvez avec des covoyageurs imprévus et inconnus pour le même cout. A Pointe-Noire, la 2e ville du pays, ce phénomène est plus observé aux heures de pointe ou dans les quartiers à accès difficile. A Brazzaville, la situation est plus catastrophique au point que le client qui refuse cette escroquerie semble étrange aux yeux du chauffeur.

taxi3.jpg

Les chauffeurs de taxi escroquent 2 fois les congolais
Les chauffeurs font la loi dans cet environnement. La raison qu’ils évoquent est la fréquence élevée des embouteillages sur les routes des grandes villes congolaises. Or cet alibi est déjà utilisé dans l’augmentation abusive du prix de la course qui est officiellement à 700 fcfa. En pratique, nous payons 1000 fcfa, et parfois 2500 fcfa lorsqu’on se rend dans les quartiers peripheriques. Les chauffeurs de taxi escroquent donc 2 fois les congolais. D’abord dans l’augmentation illegale du prix de la course et dans le jumelage des courses. Quand je pense qu’ils sont les premiers à raconter des histoires de disputes où un conjoint a cru que l’autre client resté dans le véhicule était l’amant de sa femme qui en descendait !!! Sur certaines lignes de 100-100 ou taxi-bus comme on les appelle au Congo, les chauffeurs prennent jusqu’à 6 clients dans des véhicules sensés n’en recevoir que 4 (2 passagers avant au lieu d’un seul et 4 en arrière).

Les mairies, la police et la population doivent se mobiliser pour reprendre le dessus
Les médias en parlent. Les pouvoirs publics assistent, tandis que le phénomène s’enracine. Les pontenegrins ont applaudi la police de Pointe-Noire qui a réussi à empecher (pour combien de temps ?) l’arrivée dans la ville du phénomène des « démi-terrains » actuellement en vogue à Brazzaville. Il s’agit d’une pratique illégale des bus qui ne font qu’une partie du trajet de leur ligne, conduisant le client à payer 3 ou 4 fois le prix officiel. La police de Pointe-Noire à mis en fourrière plusieurs bus et menacé les chargeurs pour décourager les chauffeurs.

A mon avis, les mairies, la police et la population doivent se mobiliser pour repousser ces pratiques et reprendre le dessus. Nous devons refuser de prendre un taxi déjà occupé. Personnellement, je suis descendu plusieurs fois des taxis parce qu’ils avaient pris un autre client. Les mairies doivent renforcer le dispositif de transport public de leurs cités. Les congolais ont bien changé, ils étaient plus exigeants comme client lorsque j’étais plus jeune !