topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

31/03/2011

Les consulats du Congo Brazzaville et de la Cote d’Ivoire au Benin ne sont pas référencés dans l’annuaire 2010

Il faut dire que ça a été un coup de chance ou plutôt une grâce divine pour trouver les consulats du Congo Brazzaville et de la Cote d’Ivoire, lorsque je suis arrivé au Benin. Ne connaissant personne dans la ville à l’exception de la famille béninoise qui nous a accueilli, j’ai cherché vainement dans les annuaires béninois les adresses des consulats du Congo et de la Cote d’Ivoire.

J’ai fini par les avoir en demandant juste par hasard à des beninois dans la rue. Dans les 2 cas, ils ont appelés leurs contacts avec leurs propres téléphones pour m’obtenir  ces adresses. J’ai été épaté par cet empressement des béninois à renseigner un frère africain égaré.  

Pour ceux que ça intéresse. Le consulat du Congo Brazzaville se trouve non loin du Carrefour Belier. En allant à Porto Novo, vous prenez à droite dudit carrefour comme si vous allez à la plage puis vous entrez dans la 2e rue à votre droite. Vous verrez une villa avec le drapeau congolais dessus. Telephone : 21 33 24 51 / 95 42 44 34 / 93 43 60 12

Celui de la Cote d’Ivoire se trouve à Akpakpa, dans le même immeuble que la direction de l’elevage (le zemidjan se retrouvera) Telephone : 21 33 55 17

28/03/2011

Retour au pays : Obligé de quitter Abidjan

Du fait de la crise post-électorale ivoirienne, la situation sécuritaire et sociale ne cessait de se dégrader dans la capitale Abidjan. Les 2 camps (Ouattara et Gbagbo) étaient tellement bloqués sur leurs positions que la seule option que je voyais était la confrontation armée.  Je résidais dans un quartier qui a voté gbagbo à une forte majorité. Il est souvent menacé et attaqué par les jeunes pro Ouattara du quartier Koumassi Campement. Dans la confusion, on ne peut prévoir si c’est le voisin ou l’assaillant extérieur qui aura l’idée de t’attaquer. En ville, l’action « vie humaine » avait perdu toute sa  valeur.  Dans certaines communes comme Yopougon on risquait de subir l’article 125 bêtement (pétrole à 100 fcfa, allumettes à 25 fcfa + de vieux pneus pour « braiser » quelqu’un).

Au milieu de tout ça, il y’avait plus d’activités économiques. Je ne voyais plus rien passer. Le reflexe de survie dans cet environnement dangereux que j’étais pas obligé de vivre a facilité la décision : Rentrer dans mon Congo natal, provisoirement ou définitivement… On y pensera plus tard

PICT0373.JPGJ’ai quitté la maison autour de 7h et demi le vendredi 25 mars. Mon ami devait me déposer à Elubu la première cité ghanéenne après la frontière. Nous étions avec  un gendarme ivoirien qui se rendait à Aboisso. Entre le grand carrefour de Koumassi et la sortie d’Abidjan. On a été arrêté par les 7 barrages des jeunes patriotes (partisans de Gbagbo) que nous avons rencontré. Ils ont contrôlé nos pièces d’identité et demandé ce qu’il y’avait dans mes bagages. A chaque fois, ils ne l’ont pas fouillé certainement à cause du gendarme qui était avec nous. Bien sur, ils nous laissaient passer après avoir demandé de l’eau pour le « travail de sécurisation » qu’ils font.

A Grand Bassam, nous n’avons pas rencontré de barrage. C’est à l’entrée de Bonoua qu’il s’est passé quelque chose qui m’a choqué. A un barrage des  « patriotes » (supporters de Gbagbo), le gendarme a présenté ses pièces et un civil assez âgé, l’a répondu : « On s’en fout, descendez comme même on va vous fouiller ». Nous avons bien garé le véhicule et lorsqu’on a ouvert les portières pour descendre il nous dit : « C’est bon, c’était juste pour voir si vous êtes obéissants ». Cette scène m’a écœuré. C’est pas ça la Cote d’Ivoire que j’ai connu. Elle a peut être ses défauts, mais je l’ai jamais vu autant marcher sur la tête.

A la frontière du coté ghanéen, je me suis fait arnaquer par le fonctionnaire ghanéen de l’immigration. Il me dit que le visa de transit est à 15 000 fcfa. On l’a dit que c’est pas ce que son ambassade nous avait dit au téléphone. Il dit qu’il nous laisse ça à 13 000 fcfa, sinon on peut rebrousser chemin. Après avoir payé je me rends compte plus tard qu’il avait marqué 30 ghana cedi sur mon reçu soit un peu moins de 10 000 fcfa.

PICT0391.JPGJ’ai  apprécié les mini cars climatisés de marques américaines que les ghanéens utilisent pour transporter les voyageurs de la frontière jusqu’à Accra (6h de route environ). Le tarif était de 25 ghana cedi. Il parait qu’il a doublé du fait de l’affluence des voyageurs ivoiriens. Nous sommes arrivés à Accra aux environs de 21h ayant laissé notre chauffeur avec ses 2 pneus crevés, heureusement, à l’intérieur de la ville.