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30/07/2010

Club Croissances va s'ouvrir à d'autres investisseurs

Le club d’investissement en bourse « Club Croissances » va s’ouvrir à d’autres investisseurs dans quelques semaines. Le montant minimum pour nous rejoindre sera d'1 million de FCFA, rien à voir avec les 60 000 FCFA qu’on demandait lors de sa création en avril 2009. Le club a fait du chemin depuis…Ceux qui ont hésité au démarrage du train sont restés à la gare. Reste à savoir, si vous qui le voyez venir ou passer, saisirez l’occasion (Je suis à votre disposition pour plus d’informations).

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La décision devra être officielle en début septembre. Nous allons nous ouvrir à d’autres investisseurs qui auront un statut de « Partenaires », sans pouvoir de décision sur la vie du club. Ils profiteront juste de son rendement proportionnellement à leur investissement. Le nombre de ces partenaires sera strictement limité à une ou deux dizaines.

 

Le but de cette ouverture est de nous permettre de mobiliser plus d’argent pour exploiter au maximum les opportunités que nous trouvons en bourse. Cela permettra aussi d’expérimenter en miniature et d’extrapoler les quelques changements que l’on pourra observer lorsque nous postulerons pour le statut de société de gestion d’actifs dans quelques mois.

 

Notre vision est de ne plus gagner de l’argent, seuls. C’est trop égoïste! Nous voulons en faire gagner aussi aux détenteurs de capitaux qui nous ferons confiance et plus tard à nos états, par notre participation au développement des Pme locales. Ce dernier point n’est pas encore à l’ordre du jour.

 

Je crois en ce projet. Les investisseurs demandent la rentabilité. Moi aussi, en plus de participer à la croissance des entreprises africaines, donc de nos états.

Il y'a un an je présentais le projet ici


27/07/2010

Cote d'Ivoire: Les 3 journalistes sont libérés

 

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Le droit a été dit. La justice a condamné les journalistes à une amende de 5 millions et les a libéré. C’est une sanction qui épouse plus la loi sur la presse plutôt que le domaine pénal où le procureur nous avait embarqué, suscitant le dégoût et le choc dans le monde entier. La justice ivoirienne a restauré l’image que l’autre voulait nuire.

 

Au-delà des 3 journalistes de Le Nouveau Courrier, les 2 autres prévenus de l’entourage du procureur (sa secrétaire et son conseiller en communication) ont été libérés. Le vol n’a pas été démontré, mieux le procès a permis de révéler l’ignorance des mesures de sécurité informatique dans les services du procureur, tel qu’un fichier confidentiel n’avait aucune protection dû à son rang.

 

Apres s’être mis à dos les avocats il y’a quelques mois, il vient de s’attirer la foudre du 4e pouvoir et Dieu Merci les juges ne l’ont pas suivi. Maintenant je m'intéresse à quel sort sera reservé au procureur par la presse et par son autorité de tutelle.

 

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26/07/2010

Vous voulez visiter quelqu’un à la Maison d’arret et de correction d’abidjan (Maca) ?

Pour ceux qui veulent rendre visite à quelqu’un à la Maca. Nous conseillons de préparer la petite monnaie (des jetons de 200 FCFA). En plus des 300 FCFA officiels qu’il faut payer, il y’a des soldats juste avant le portail qui vous demandent de « bien les saluer ». Ceux qui vous fouilleront à l’intérieur, sans demander ouvertement, incitent au geste. Il y’a au parloir ceux qui vont appeler la personne que vous venez voir et les chefs de bâtiments à qui vous serez peut être amenés également à faire un geste.

Malheureusement, je vous ai ramené aucune image de la bas, parce que j’avais apporté aucun appareil. L’article d’Assale dans "Le Nouveau Reveil" m’avait appris que les téléphones ne rentraient pas dedans, j’ai estimé que les appareils photos non plus. Au fait, aucune pièce d’identité ne doit rentrer, donc il faut trouver où garder les autres pièces (dans votre voiture, pourquoi pas).

24/07/2010

Théophile Kouamouo à propos de leur arrestation: « Aucune personne sensée ne peut imaginer ou comprendre ce que fait le procureur Tchimou »

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Nous avons rendu visite ce matin aux 3 journalistes détenus injustement à la maison d’arrêt à la demande du procureur Tchimou. Leur détermination à ne pas dévoiler leur source est intacte et la prison n’a pas affecté leur moral, bien qu’ils ne croient toujours pas à ce qui leur arrive, et à travers eux, à leur corporation. Les infos sur les différents soutiens les encouragent.

Pour Théophile Kouamouo « Tout ceci est une histoire de fous. Aucune personne sensée ne peut imaginer ou comprendre ce qui se passe».

Nous avons saisi l’occasion pour les encourager à garder le moral. Nous les avons dit que la démocratie ivoirienne n’est pas tombée sur la tête, puisque leurs confrères et plusieurs personnalités sortent de plus en plus de leur réserve pour dénoncer l’abus de pouvoir du procureur Tchimou qui veut cacher son incapacité à garder un secret en indexant d’autres personnes. Le journaliste, l’œil et l’oreille du peuple a le devoir de lui dire ce qui se trame en secret. C’est ce qui fait avancer la démocratie.

Nous n’avons pas manqué de demander à Théo de réfléchir déjà sur son prochain livre et sur un article qui nous présentera la Maca de l’intérieur.

Le verdict du juge sur leur sort est prévu ce lundi 26 juillet 2010. Vivement que la justice ne tombe pas sur la tête. Plus d’infos sur la bavure du procureur Tchimou qui porte atteinte à l’image de la Cote d’Ivoire ICI.

Cathédrale d’Abidjan : Graves Violations des franchises religieuses

 

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IvoireMonde.tv - Des policiers sur ordre de Raymond Tchimou ont violé les franchises religieuses ce vendredi matin lorsqu’ils ont franchi le seuil de la cathédrale St-Paul située tout juste en face du palais de justice du Plateau. Ils y sont entrés armes aux points, totalement déterminés à en découdre avec les journalistes qui, traqués, poursuivis, bousculés, bastonnés depuis la devanture du palais de justice s’y sont refugiés pour appeler la protection du Tout-Puissant. Ils avaient cru que la proximité de la Cathédrale St-Paul, mieux son inviolabilité auraient calmé l’ardeur des policiers.

Que non ! Non contents de les avoir violentés et humiliés devant les hommes, ils ont voulu le faire aussi devant Dieu. Les pauvres journalistes ont été suivis jusque dans le temple au-delà de la cour de la cathédrale. Peu de temps avant leur entrée dans la cathédrale, dans leur barbarie sans nom, ils avaient arraché à un photographe du quotidien Nord-Sud, son appareil photo. Plusieurs de nos confrères qui avaient pris place dans la première rangée du Sit-in ont reçu plusieurs coups de matraques sur la tête, dans le flan, aux épaules, sur les bras. C’est une grave violation des droits de l’homme et une flagrante violation de la liberté de presse...Lire la suite
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22/07/2010

Lettre ouverte au Président Laurent Gbagbo, au sujet de trois journalistes emprisonnés

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T.Kouamouo et Saint Claver Oula 19 juillet 2010 AFP

Cette lettre de Gri Gri International expose tellement bien les faits, que je me demande si les autorités ivoiriennes en sont conscientes.



Monsieur le Président de la République de Côte d'Ivoire,

Souvent le Gri-Gri International, depuis 2002, vous a sinon soutenu, du moins défendu, et essayé de démêler l'information de la propagande du Quai d'Orsay, relativement à la situation dans votre pays. Ce n'est donc pas en adversaire, en "bien content de vous prendre la main dans le gant du dictateur" que nous saisissons la plume, quelques jours après l'arrestation et l'emprisonnement de trois de nos confrères : Stéphane Guédé, Théophile Kouamouo et Saint Claver Oula. Et quelques heures avant que ne tombe la décision d'une peine qui, serait-elle symbolique, demeurerait une indélébile tâche. Inutile de revenir sur les circonstances et les conditions de leurs arrestations, puisqu'il s'agit, l'historien que vous êtes le sait mieux que quiconque, d'une question de principe.

Les journalistes doivent pouvoir enquêter librement, a fortiori lorsqu'il s'agit du personnel politique, des milieux d'affaires et des classes dirigeantes. Et donc ici de la fillière Cacao. Les journalistes doivent pouvoir conserver le secret de leurs sources, quand bien même certains d'entre eux, et ce n'est pas le cas de ces trois-ci, ne seraient pas professionnellement à la hauteur de ces principes moraux. Toujours justement au nom des principes.

La Côte d'Ivoire se distinguait jusqu'à aujourd'hui de certains pays africains francophones, comme le Gabon, le Togo, le Tchad, où liberté de la presse rime avec censure, enquête avec prison et révélations parfois avec disparitions. On disait souvent avec envie qu'en Côte d'Ivoire, au moins, il existait, luxe réservé aux seules vraies démocraties, une presse d'opposition. La Côte d'Ivoire se distinguait même de la France du président Sarkozy, où les perquisitions chez les journalistes et les pressions pour obtenir d'eux qu'ils dévoilent leurs sources ne sont plus une incongruité.

Circonstance aggravante : un des trois journalistes emprisonnés, Théophile Koumouo, eut, en d'autres circonstances, et pour restaurer, justement, la vérité des faits au sujet des "évènements de Côte d'Ivoire", entre 2002 et 2005, à endurer, en France, le discrédit, le boycott puis enfin le bannissement professionnel... Il a raconté dans un livre fameux ses articles, contredisant le Quai d'Orsay et ses confrères français, caviardés, tronqués, réécrits dans son dos d'envoyé spécial par l'innommable et inqualifiable "spécialiste de l'Afrique" Stephen Smith. Qu'il nous soit permis de trouver pour le moins singulier, mal venu et scandaleux de le voir aujourd'hui à Abidjan encore plus mal traité qu'à Paris...

La Côte d'Ivoire a initié il y a quelques mois une vaste opération anti-corruption dans la fillière cacao. La presse ivoirienne et internationale, jusques et y compris celle qui ne vous était pas acquise, ont porté à votre crédit cette action. Avec l'arrestation inacceptable de ces trois journalistes, c'est le bienfondé, les modalités et le bénéfice de cette action qui sont menacés.

C'est pourquoi, Monsieur le Président de la République de Côte d'Ivoire, et nous joignant ici à tous nos confrères, nous vous demandons de bien vouloir agir afin que ces trois journalistes ne demeurent pas plus longtemps dans l'injuste, dégradante et déshonorante situation de voleurs, de bandits ou de corrompus enfin apréhendés, qui ne saurait correspondre ni au rang de la Côte d'Ivoire, ni aux principe démocratiques, ni à la certaine image qu'ici et là on se fait de vous...



Grégory Protche

Rédacteur en chef du Gri-Gri International

15/07/2010

Théophile Kouamouo arreté injustement par le procureur Tchimou dit: "Nous n'avons cité le nom d'aucun témoin"

Avenue225 - C’est dans une ambiance détendue que Théophile Kouamouo a été rencontré. Son allure et sa bonne humeur n’ont pas pris de coup. «Nous allons très bien», rassure t-il. Le directeur des rédactions de « Le Nouveau Courrier » a bien voulu revenir sur cette incarcération qui cache des intentions inavouées de la part du procureur Tchimou.

"Nous n'avons cité le nom d'aucun témoin"

kouamouot.jpgPour les partons de la rédaction du journal pas question de céder à la pression. «Nous restons fort et digne de la confiance de nos lecteurs et surtout de notre métier. L’enjeu principal ici est que le procureur nous demande de révéler les sources de nos informations sinon il a nous conduirais droit en prison ». Kouamouo et ses collaborateurs en refusant de révéler leur(s) source(s) disent vouloir préserver l’esprit du journalisme. «La position que nous tenons est de dire que si un journaliste doit dévoilé ses sources devant un procureur, c’est que le métier lui-même a disparu. Nous tenons bon pour nos lecteurs, pour la corporation et pour nos idée de la démocratie».

L’acharnement du procureur contre eux est difficilement compréhensible. Selon le gérant du quotidien « les démocraties les journalistes sont protégés » dans les démocraties. « Je tiens à rappeler que nous avons publié il n’y a pas longtemps un dossier d’instruction sur les morts de novembre 2004. Un dossier de l’inspection française. Cela a permis aux Ivoiriens de savoir là où on en était. Ça permis aussi de voir et de comprendre que les autorités françaises qui accusaient les autorités ivoiriennes d’avoir bombardé leur camp n’avaient pas de preuves et du coup protégeaient ceux qui auraient pu le faire. Une telle information  rendue publique permet aux victimes ivoiriennes d’avoir plus de chance d’être indemnisées ».

Lire la suite sur Avenue225

14/07/2010

Côte d`Ivoire : Trois journalistes arrêtés pour vol de documents administratifs

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Reporters sans frontières s`inquiète de l’arrestation, mardi 13 juillet, de trois journalistes du Nouveau Courrier d’Abidjan et des méthodes expéditives du procureur de la République, Raymond Tchimou.

Sur ordre de Raymond Tchimou Fehou, procureur de la République du tribunal de première instance, trois journalistes du Nouveau Courrier d’Abidjan, Saint Claver Oula, rédacteur en chef, Stéphane Guédé, directeur de publication et Théophile Kouamouo, directeur de rédaction, ont été interpellés par la police criminelle. Le procureur leur reproche d`avoir publié les conclusions de son enquête sur les détournements dans la filière café-cacao. Le document, classé secret d’Etat, avait été remis quelques semaines plus tôt au président Laurent Gbagbo.

Mardi 13 juillet, le procureur a convoqué le directeur de rédaction Théophile Kouamouo à ses bureaux pour le contraindre à révéler ses sources. Ce denier a refusé. Le procureur a alors ordonné son interpellation par la police criminelle qui l’a placé en garde à vue après l’avoir entendu. Les locaux du journal ont ensuite été perquisitionnés. Les journalistes de la rédaction ont été mis en joue par le commissaire de la police criminelle, Maxime Gogoua, et ses hommes. Un ordinateur a été emporté. Plus tard dans la journée, le directeur de publication et le rédacteur en chef ont rejoint Théophile Kouamouo à la police criminelle afin d’être entendus et placés en garde à vue. Tous les trois ont passé la nuit dans les cellules de la police criminelle.

Ils seront présentés devant un juge pour "vols de documents administratifs".

Ce sont des méthodes que Reporters sans frontières n’avaient pas observées en Côte d’Ivoire depuis de nombreuses années. L’accusation de vol ne tient pas la route. Il est important de garder à l’esprit que la protection des sources est un principe fondamental de la pratique du journalisme, principe qui a tout son sens dans une affaire aussi sensible que celle de la filière café-cacao. Reporters sans frontières ne peut que déplorer une grave menace à la liberté de la presse et appelle à la libération immédiate des trois journalistes.

Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 PARIS - France
Responsable du bureau : Ambroise Pierre
Tel : 1 44 43 84 76
afrique@rsf.org

Forfaitures d’ici et de la-bas, l’univers à part de Sa Majesté Tchimou

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Dans Le Nouveau Courrier n°40 du 09 juillet 2010, le journaliste Théophile Kouamouo avait écrit un édito intitulé : De vous à moi : Forfaitures d’ici et de la-bas. Dans ce billet, il faisait un parallèle entre l’affaire Woerth en France et l’affaire Tagro en Cote d’Ivoire. L’ironie de l’histoire, est que lorsque le procureur Tchimou le garde à vue pour la publication des informations jugées confidentielles, il crée un autre parallèle entre « ici et la-bas ».

 

Le quotidien qu’il dirige a publié ce mardi (et a promis d’autres éléments toute la semaine) des informations issues des conclusions de l’enquête que le procureur a remis au président de la république en fin juin. Lisez la 1e partie du dossier ici

 

Il y’a eu en France, une affaire où le journal en ligne Mediapart avait publié des infos sur des enregistrements clandestins réalisés chez la milliardaire Liliane Bettencourt. Ces enregistrements indexaient de façon inconfortable le ministre français Woerth. Aucun journaliste de Mediapart n’a passé la nuit en prison le lendemain.

 

Lorsque la milliardaire et son gestionnaire de fortune ont porté plainte pour violation de la vie privée et exigé le retrait de ces infos du site de Mediapart, aucun journaliste n’a passé la nuit en prison

 

Lorsque dans un rebondissement le journal a cité un témoin qui aurait évoqué le nom du président français parmi les personnes qui recevaient les enveloppes de la part de la famille Bettencourt, aucun journaliste n’a passé la nuit en prison.

 

Proc-Tchimou.jpgBien au contraire, La justice française a estimé qu'«ordonner le retrait des documents servant de fondement à la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt général reviendrait à exercer une censure contraire à l'intérêt public, sauf à ce que soit contesté le sérieux de la reproduction, ce qui n'est pas le cas en l'espèce».

 

Forfaitures d’ici et de la-bas… Les informations publiées sont elles classées « secret défense » ? Quel est son véritable mobile ? Qu’est ce qu’il sait du journalisme d’investigation ? Qu’est ce qu’il sait de la liberté de la presse ? Cet homme de droit accorde t-il un sens à ces notions ? Je m’interroge… Vivement que Théo et ses gars retrouvent la liberté.

 

13/07/2010

Descente de la police criminelle à la rédaction de Le Nouveau Courrier

Descente de la police criminelle à la rédaction de Le Nouveau Courrier

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« La passion de l’info, le sens de l’histoire ». Depuis deux mois, votre quotidien de référence s’attelle à respecter ce crédo en vous fournissant au jour le jour des analyses de fond et des scoops. C’est dans ce sens que le journal a publié aujourd’hui, à sa une, un dossier exclusif au sujet de l’enquête sur les détournements dans la filière café-cacao titré : «  Le livre noir de la filière café-cacao, comment les barons ont pillé l’argent des planteurs ».

Le boom que ce dossier a créé au sein du lectorat ce matin a mis en branle les services du procureur de la République Tchimou Raymond. Sur instruction de celui-ci et sans aucun mandat de perquisition, des commissaires et lieutenants de la police criminelle ont débarqué à la rédaction de Le Nouveau Courrier avec pour mission, disent-ils, de récupérer le document de base ayant servi à la rédaction de l’article. Après avoir fouillé tous les ordinateurs de la rédaction, ils ont finalement emportés avec eux un ordinateur portable au lieu du fameux document. Il est à noter , par ailleurs, que depuis la matinée, le Directeur de la publication, Stéphane Guédé, le Directeur de la rédaction, Théophile Kouamouo et le Rédacteur en chef, Saint-Claver Oula ont été convoqué « pour audition » au parquet du tribunal du Plateau. Et depuis 14 heures, ils sont aux mains de la police criminelle ...

Rassurez-vous, cette tentative d’intimidation ne passera pas. Et plus que jamais, toute l’équipe de Le Nouveau Courrier est décidée à continuer son boulot : celui de vous fournir l’information, la vraie !

Ensemble, écrivons notre histoire et disons les « non-dits » si nous voulons voir un horizon meilleur pour notre chère patrie, la Côte d’Ivoire…

Pour voir l'article qui met Le Procureur Tchimou et ses hommes à nos trousses Cliquer ici LNC N°043_Mise en page 1.pdf


La rédaction

 

Ce que le procureur Tchimou veut cacher sera crier sur les toits, les gens le recevront par email, parce que défendre la loi, c'est aussi défendre la liberté de la presse et non le contraire.

08/07/2010

Projet internet, il faut tenir dans la durée

 

mediapart.jpgJ’ai connu le journal français en ligne Mediapart grâce à l’affaire Bettencourt. Ces journalistes d’investigations se sont démarqués dans ce dossier qui secoue les medias et la classe politique française. Du coup tout le monde y accourt et l’on peut maintenant voir ce message au bas de leurs newsletters « En raison du trafic exceptionnel sur le site, et pour alléger la charge, nous avons été amenés à suspendre provisoirement l'écriture de commentaires, billets de blogs et d'éditions (ainsi que l'accès au tracker). Nous la rétablirons bien sûr dès que possible. »

 

 

Au premier contact je remarque un design simple et l’absence de publicité. Ses fondateurs avaient prévu cela. Le site est conçu avec un cms open source appelé Dupral, bien que ses fondateurs aient mobilisé 4 millions d’euros (2,6 milliards de FCFA) pour son lancement. La rentabilité est prévu après 3 ans d’activité si le site réussi à séduire au moins 65 000 abonnés avec un contenu riche et innovant. Ils ont donc prévu de quoi travailler efficacement tout en tenant dans la durée (3 ans minimum). Plus de 50% des entreprises disparaissent après 1 an d’existence. Leur fonds de départ les permet d’échapper à ces statistiques sombres.

 

J’ai observé cela, les sites européens et les nôtres ne démarrent pas avec le même capital. Quand je lis que le 1e tour de table de Dealissime a mobilisé 600 000 euros (393 millions FCFA) ou que rue89 a déjà levé 2,2 millions d’euros en 3 ans, bien qu’il ne soit pas encore bénéficiaire, je me dis qu’il faut prévoir beaucoup de capitaux pour être sûr de tenir dans la durée tout en fonctionnant efficacement.

 

 

Un projet internet a besoin de compétences informatiques pour assurer la veille technologique, des techniciens en rapport avec son activité pour un contenu riche et innovant, une communication efficace pour se faire connaître et rester dans la tête des internautes et un management ambitieux et stratégique qui sache tenir compte de son environnement.

 

logo_sigata.gifJe ne dis pas que dans notre contexte, il faut également 300 millions pour démarrer un projet. Non ! Je doute que les sites ivoiriens du top 100 comme atoo, sigata ou Nycodem aient investi autant. Justement, ils atteignent pas encore le niveau d’institution qui en fassent des modèles qui changeront la perception des banquiers sur les entreprises internet.

 

Richman

Icc Services, Suram Angel...Il fallait s'y attendre

az1.jpgEn lisant un numéro du magazine « L’impulsion des Pme » de fin 2009, j’ai vu un article qui encensait un jeune de 25 ans, Gildas Houngnon, DG de Suram Angel. Son entreprise collecte les fonds du public pour l’investir dans plusieurs activités en les promettant une rentabilité de 200% par an.

200% ça doit vous rappeler les maisons de placement qu’il y’a eu ici à Abidjan. A la différence que la bas, ces structures ont créé de l’emploi et d’autres entreprises. Leurs responsables s’affichaient avec certaines autorités publiques. Ce qui a contribué à conforter les populations sur leur legitimité. Aujourd’hui, comme il fallait s’y attendre, il y’a des structures, comme Icc Services, qui n’arrivent plus à payer leurs souscripteurs, et ce soir j’apprends que le ministre béninois de l’intérieur et un procureur auraient été limogés pour cela.

Tous ceux qui font des investissements, savent qu’on ne peut garantir un bénéfice annuel de 200%. Même un magasin de quartier qui paie normalement ses charges aurait du mal à y arriver. Cela est suffisant pour ne pas croire à de telles offres. En lisant l’article, j’avais pitié du jeune homme, je me demandais s’il savait ce qu’il risquait ? A moins d’en profiter pour… blanchir de l’argent au profit d'autres caids dans l'ombre, c’est pas évident de réussir un tel pari. Tout ce qui arrive est bien dommage ! Je souhaite à chacun de nous de bien analyser les offres alléchantes qui lui sont faites et de taire la voix de la cupidité lors de sa réflexion.